| nov 2004 |
les AMIS DE PAKSANE
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2000 |
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On assiste depuis une dizaine d'années à une accélération de la pénétration des signes extérieurs du "progrès" technique dans la province de Paksane. C'est maintenant une route goudronnée qui conduit de Vientiane
à Paksane et se prolonge jusqu'à Savannakhet. Le tronçon
de Vientiane a été construit par les Suédois, et
celui de Paksane à Khammouane par les Chinois. Les maisons traditionnelles sur pilotis sont réalisées entièrement en bois ou en bambou. Depuis longtemps, les paysans aisés ont remplacé la toiture traditionnelle de paillote par de la tôle. Quand ils en ont les moyens, beaucoup de gens se font maintenant construire des maisons en dur. L'argent nécessaire à de telles constructions provient souvent de l'exploitation forestière, ou bien il est envoyé par des membres de la famille résidant en occident. L'eau courante va bientôt faire son apparition à Paksane,
des travaux sont en cours. Maison traditionnelle lao |
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2004 |
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En février 2004, un groupe de l'Association
"Amitiés Avignon Paksane" a
organisé un séjour à Paksane. Voilà ce que constate Jean-Louis Archet:
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Une classe de l'école de Paksane Maî
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L'école du village de Phone Saï, à 40 Km de Paksane, devant le terrain de foot |
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Au Laos, la scolarisation de masse est un phénomène postérieur à 1960. Dans la province de Paksane, moins étendue que le Borikhamsaï actuel, le taux de scolarisation dans le primaire qui n'était que de 26% en 1961 était passé à 56% en 1972. Cet enseignement primaire était dispensé en lao , alors que l'enseignement secondaire restait dispensé en français et conduisait aux diplômes français (BEPC, Baccalauréat). Jusqu'en 1974, il n'y avait dans la province de Borikhane qu'un seul collège d'Etat, avec une classe par niveau, auquel il fallait ajouter un établissement de la mission catholique. Le fait que l'enseignement secondaire soit dispensé en Français posait évidemment des problèmes, car les élèves devait passer une année à apprendre ce qui était pour eux une langue étrangère. Les enfants des campagnes qui avaient très peu de chances d'accéder au collège en avaient encore moins de parvenir au lycée. La révolution de 1975 précipita une évolution inéluctable: l'enseignement secondaire bascula brutalement du français au lao. Cette mutation qui se produisit dans un contexte de remous politiques et de difficultés économiques fut accompagnée de l'hémorragie d'une partie du corps enseignant. L'enseignement supérieur fut également bouleversé: Traditionellement, une grande partie des étudiants laotiens obtenaient des bourses pour poursuivre leurs études supérieures en France. Dés 1976, tous les étudiants furent dirigés vers des pays communistes: Vietnam, URSS et pays de l'Europe de l'est. Par rapport à 1974, l'enseignement secondaire de Paksane a incontestablement gagné en surface puisqu'en plus des 2 collèges, un lycée a été installé dans l'ancien établissement de la mission catholique, encore appellé Mazenod . Au jour où nous écrivons ce document, nous manquons encore de statistiques précises sur la situation de l'enseignement dans le Borikhamsaï. Le niveau de formation des enseignants est un gros problème que vient renforcer le niveau de leurs salaires, insuffisants pour assurer leur subsistance, même s'il étaient versés régilièrement, ce qui est rarement le cas. Beaucoup de villages assurent une prise en charge directe de leur instituteur. Devant les insuffisances de l'enseignement, le gouvernement a encouragé depuis 1992 le développement de l'enseignement privé. A Paksane, des bâtiments de la mission catholique, confisqués en 1975, ont été rétrocédés à un ancien inspecteur de l'enseignement secondaire de la province (voir Les projets de l'association et les comptes-rendus des différents voyages faits par des adhérents de l'Association). |