| janvier 2002 |
Marie-Madeleine Dousset
est la nièce du père Marcel David missionnaire au Laos.
A l'école Mazenod, créée dans les années 50 par les missionnaires avec le
statut de "séminaire" (en fait, la plupart des élèves, recrutés dans les
villages chétiens parmi les enfants les plus doués ne devenaient pas prètres,
mais accédaient à un niveau de formation assez élevé), le père David était
responsable d'un internat d'élèves bouddhistes souvent issus des classes
dirigeantes laotiennes.
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Le directeur du lycée Sythanaxay, Pathana Saykham,
Marie-Madeleine Dousset et David Sy
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| Après
5 jours en N-E Thaïlande, pour un mariage à UdonThani, nous voici sur le
Pont de l'Amitié, avec Pathana Saykham, et sa famillle, Souay et leurs 2
enfants qui nous ont accueillis et gâtés à Vientiane;
et, surtout nous voici plongés dans l'atmosphère et les souvenirs de l'Ecole
Mazenod d'avant 1975: Pathana et son frère Southana Saykham (qui habite toujours en France) sont anciens élèves de Mazenod et ont fini leur scolarité et insertion française à Poitiers, près du Père David, et Nypha Sadettan, qui nous a logés à Vientiane, dans sa merveilleuse guest-house que nous conseillons vivement, est, lui aussi un ancien de Mazenod. |
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| David Sy nous introduisit ensuite au lycée de Paksane, (l'ancien Mazenod), tout proche apparemment très studieux, très propre , des classes surchargées, des bâtiments en cours de réfection, surtout pour les toitures du bâtiment de l'ancien internat du père David, des moyens financiers très faibles et très aléatoires mais des professeurs très responsables et chaleureux. | |||
| Nous avons pu nous entrenir longuement avec le directeur Niphon Ounesoulatoun ( avec interprète ) et Madame Vongsavangthong, surtout, directrice adjointe et professeur de français, femme remarquable et attachante qui nous a exposé ses problèmes par rapport à l'apprentissage du français: sujet qui nous a semblé ESSENTIEL, à la fois pour le futur du développement du Laos et pour la continuité et la reprise de la présence française dans ce pays: 70 élèves par classe, 3h par semaine, depuis le niveau débutant, en 6ème … jusqu'au dernier niveau de cours, en 3ème, puisqu'à partir de la 2ème les élèves doivent apprendre l'anglais ! il faudrait donc de l'intensif de la 6ème à la 3ème et beaucoup de moyens de soutien pour un résultat de connaissances orales et pratiques suffisant et adéquat au but souhaité, mais justement: | |||
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Le manque de moyens matériels est criant. Il
serait absolument indispensable et urgent d'avoir |
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| Nous sommes ensuite allés, avec SY au lycée Sythanaxay où nous avons pu rencontrer le tout nouveau directeur, très ouvert et accueillant aussi et avons pu constater :(voir photo) · l'avancement de la tranchée que les élèves, garçons et filles continuent à creuser, pendant les récréations, pour la pose des tuyaux de raccordement (déjà sur place et en attente) d'eau potable · l'emploi du temps très organisé avec des cours d'anglais pas assez nombreux là aussi… · une discipline remarquable … | |||
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Nous avons dû reprendre la route pour Vientiane… Mais nous avons pu constater l'impact durable de ce qui fut l'école Mazenod. Les anciens élèves résidant actuellement au Laos se réunissent à Paksane tous les ans et ont un esprit de corps très soudé. Ils ont un attachement à la France et au français, et une énergie d'entreprise remarquable et bénéfique, sans aucun doute pour leur pays. Car, hélas, le Laos nous a semblé bien appauvri et apathique et isolé par rapport aux pays voisins, surtout Chine et VietNam, qui, selon les propres paroles de tous ceux avec qui nous avons pu échanger, "nous pillent et nous dévorent" Nous avons pu le constater sur bien des points, et en sommes tristes pour ce peuple si sympathique: raison de plus pour être à leur côté dans tous les détails où nous pouvons leur venir en aide Quelle semaine inoubliable pour nous ! Jean-Pierre et Marie-Madeleine Dousset |
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